QUE FAIT LE PSYCHOTHERAPEUTE ?

POUR QUI ? POUR QUOI ?

 

- Le psychothérapeute exerce une profession de santé non médicale qui s'occupe des soins psychologiques des personnes. Ce service s'adresse à toute personne qui en éprouve le besoin et particulièrement quand elle souffre de difficultés psychologiques, comportementales, relationnelles, psychosomatiques et sexuelles.

La psychothérapie touche essentiellement les aspects cachés de soi-même et vise à leur découverte, puis, à leur acceptation.

 

QUELLES DIFFERENCES   ENTRE :

PSYCHIATRE, PSYCHOLOGUE, PSYCHOTHERAPEUTE, PSYCHANALYSTE ,

 

Très schématiquement :

- Le psychiatre est un médecin qui s'occupe des maladies mentales et prescrit des médicaments,

- Le psychologue est un chercheur en sciences humaines qui a étudié les comportements de façon objective et qui connaît les théories psychologiques.

Certains sont psychologues cliniciens et font passer des tests, contribuent au diagnostic des maladies mentales, assurent des entretiens cliniques, etc...

- Le psychothérapeute pratique la psychothérapie, c'est-à-dire les soins non médicaux de la psyché par l'écoute ou à l'aide de techniques actives ; il ne s'occupe pas de la maladie mais de la personne en difficultés et ne délivre pas de médicaments.

- Le psychanalyste est un psychothérapeute qui utilise une méthode de psychothérapie particulière inventée par Freud, la psychanalyse.

 

 

POURQUOI FAUT-IL PAYER ET EST-CE REMBOURSE PAR LA SECURITE SOCIALE ?

 

 

En règle générale, à part les enfants, les adolescents, les personnes malades physiquement ou mentalement ou en fin de vie et certains cas sociaux, le fait de se donner les moyens en payant directement avec l'argent que l'on gagne soi-même, joue un rôle très important dans la psychothérapie : il contribue à l'engagement et à la responsabilisation du consultant et l'aide à passer d'un mode relationnel d'enfant assisté, de "malade ou de victime" à celui d'ADULTE RESPONSABLE et SOCIALISE prenant en charge sa propre évolution. Il minimise le lien de dépendance au psychothérapeute ; L'ARGENT PERMET DONC LA LIBERTE ET L'AUTONOMIE du CONSULTANT ET DU PSYCHOTHERAPEUTE.

La psychothérapie n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale.

 

COMBIEN DE TEMPS DURE UNE PSYCHOTHERAPIE ?

 

La durée d'une psychothérapie est extrêmement variable et peut aller de quelques semaines à de nombreuses années ; cela dépend des besoins du consultant, de ses motivations, de ses objectifs, de son assiduité, du rythme des séances, etc...

La durée reste toujours sous le contrôle du consultant, en accord avec le psychothérapeute ; l'important est de partir EN CONSCIENCE et NON EN REACTION EMOTIONNELLE.

Toute psychothérapie passe par des moments de résistance et de transfert négatif sur la personne du psychothérapeute ; le consultant doit alors analyser avec ce dernier, ces éventuelles "résistances inconscientes" ; ce n'est qu'après ce temps d'analyse que le consultant pourra choisir de partir ou de continuer en toute liberté.

 

QUE PEUT-ON ATTENDRE D'UNE PSYCHOTHERAPIE ?

 

La psychothérapie apaise le mal-être et modifie la relation à soi-même et aux autres ; elle conduit à développer le sens du réel et à prendre la pleine responsabilité de soi par l'acceptation de ses manques et le renoncement à ses fantasmes compensateurs.

EXEMPLE de SITUATION FREQUENTE nécessitant une PSYCHOTHERAPIE

La peur de l’abandon peut attirer et entretenir les relations de souffrance

« La peur de l’abandon est l’une des causes les plus rependues du mal-être et du mal de vivre. » dit Daniel Dufour, médecin.
À l’origine de cette souffrance, qu’il appelle « l’abandonnite », « il y a toujours une situation mal vécue au cours de la vie fœtale, de la prime enfance ou de l’enfance, qui n’est pas forcément un abandon effectif. »

Ici, c’est un père absent ; là, une mère débordée, un couple de parents fusionnels, ou encore l’arrivée d’un petit dernier, un séjour en pension, le décès d’un grand-père auquel nous étions particulièrement attachés.

D’où vient-elle ?

L’abandon est une perception de l’enfant

Généralement, de l’enfance, de cet instant ou notre mère s’est mise à s’occuper un peu moins de nous soit parce qu’elle était fatiguée, ou avait moins de temps. La peur de l’abandon a alors commencé à germer inconsciemment car nous savions que nous ne pouvions survivre sans cet adulte, et cette peur est désormais prête à se réactiver chaque fois que notre amoureux manifeste un peu de distance…

Ceux qui ont vécu la peur de l’abandon plus fortement que les autres dans l’enfance deviennent souvent des « êtres abandonniques », c’est-à-dire qu’ils ont souvent peur d’être abandonnés.

LE MANQUE D’AMOUR

Le manque d’amour peut engendrer chez l’enfant un sentiment inconscient de culpabilité. L’enfant fera alors tout pour attirer l’attention vers lui par des caprices ou des accès de colère. Ce qui pourra susciter de la réprobation par la mère sera interprété comme du rejet par l’enfant.  La culpabilité s’exprime alors par : « si je n’ai pas été aimé, c’est que je ne suis pas digne d’être aimé ».

L’ENFANT SÉPARÉ DE SA MÈRE

La séparation de l’enfant avec sa mère n’est plus à démontrer. L’enfant bien « aimé » construira des relations saines avec son entourage affectif. L’enfant mal « aimé » les détruira par son besoin irrépressible de réparer une estime personnelle défaillante. Il fait porter le blâme sur les autres en leur reprochant leur manque d’attention. A l’origine de l’abandonnite, il y a toujours un abandon vécu. Cet épisode a lieu soit dans la vie foetale, soit au cours de la prime enfance.

Très souvent le souvenir de cet épisode premier n’est plus conscient chez la personne souffrant de d’abandonnisme et qualifie de « normal » l’épisode traumatisant et ne l’associe pas forcément à un véritable abandon. Ainsi s’empresse t-elle d’oublier ou de nier le traumatisme initial en le minimisant ou en le normalisant. Très souvent la personne trouve que ce qu’elle ressent est disproportionné par rapport à l’événement vécu.

Les conséquences de cette peur et comment se manifeste-t-elle ?

Pour ceux qui sont confronté à cette phobie, elle est souvent synonyme :

    • d’un excès de jalousie : la peur de l’abandon est si puissante que la personne qui en est atteinte met tout en œuvre pour être sûr que l’autre ne va pas l’abandonner.
    • de relations conflictuelles,
    • etc etc…

L’enfant grandit avec l’idée qu’il peut être abandonné et pour pallier à ce risque, il pense devoir s’adapter en faisant tout pour ne plus vivre ces situations.

L’enfant essaiera entre autres de satisfaire les besoins de son entourage en ignorant les siens. Il refusera n’importe quel type d’engagement sur le long terme, qu’il s’agisse, d’une amitié, d’une relation, d’un emploi … D’autre part, il sera persuadé d’être un bon à rien et que les autres seront au-dessus de lui étant donné qu’il ne reçoit pas l’attention dont il a besoin. Il deviendra addict à de nombreuses choses comme l’alcool, les jeux, le sexe… Enfin, il sera prêt à subir n’importe quelle forme d’irrespect tant qu’on ne l’abandonne pas. refuser toute forme d’engagement durable (pas de CDI, pas de mariage, pas de crédit sur 20 ans, pas d’enfant,…).

Quelles sont les solutions face à la peur de l’abandon et comment sortir de ce schéma.

Inutile de chercher à l’extérieur ce qui vous manque à l’intérieur. Vous cherchez éperdument à compenser le manque de nourriture affective en essayant de puiser ou de soutirer aux autres des bribes d’affection. Cependant quand vous arrivez à trouver une personne qui répond à vos exigences d’amour, vous finissez par épuiser ses ressources parce que vous en demandez toujours plus. De nouveau frustré par l’éloignement du conjoint, vous lui en fait le reproche. Et c’est reparti pour un tour de manège. Guérir du syndrome d’abandon est complexe et doit être étudié au cas par cas, même s’il coexiste des généralités de comportements.

« L’abandonné » manque de confiance en soi et d’estime personnelle. Il n’agit que dans un rapport subjectif. Il lui faudra apprendre à porter un regard objectif dans les relations et se donner à lui-même de l’amour.

 On pourra également s’intéresser à divers outils de développement personnel afin de sortir de ce schéma:

    • d’améliorer son image de soi,
    • de développer sa confiance en soi,
    • d’apprendre à gérer nos émotions,
    • etc  etc…

Comment peut-on faire pour guérir :

Il est très important de se dire ça : nous sommes devenus des adultes, nous ne sommes plus des enfants fragiles et impuissants, notre vie n’est plus en jeu si l’on nous abandonne. Aujourd’hui, 1 / nous survivrons, 2 / nous pouvons agir !

Devenons également plus rationnels !  Si notre partenaire manifeste moins d’amour, c’est peut-être tout simplement qu’il est dans une phase de fatigue… Il a LE DROIT de ne pas être toujours au top !

Et bien sûr, il faut essayer de remonter aux situations d’enfance, celles qui ont fait naître cette peur (même les situations les plus anodines)… Les identifier, ça aide à se dire quand le schéma se (re) présente : « Je me rappelle de cette blessure mais je ne suis plus faible, je ne transpose pas cette vieille peur car je suis maintenant adulte et je peux m’assumer moi-même, je ne dépends pas de l’autre, ma vie ne dépend pas de l’amour de l’autre mais de moi et de l’amour que je me donne à moi-même. » Normalement, déjà, ça va un peu mieux…

Ensuite si cela ne suffit pas vous pouvez consulter un spécialiste : un  psychologue, un psychothérapeute, une psychanalyse, ils pourront permettre un travail sur vous afin de découvrir l’origine et de comprendre les raisons pour lesquelles vous avez peur d’être abandonné.